Arboretum des Grandes Bruyères

Un joyau au cœur de la Forêt d’Orléans

L’arboretum des Grandes Bruyères, situé sur la commune d’Ingrannes, est un conservatoire botanique majeur et unique.

Il comprend 7000 ligneux, arbres et arbustes provenant de trois continents tempérés. Ils sont disposés dans un espace paysager de 14 hectares, sans utilisation de traitements chimiques (pesticides ou insecticides), et ce depuis sa création en 1970.

Plusieurs collections nationales, labellisées par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées, présentent des magnolias, des cornouillers et des chênes.

L’Arboretum est également une réserve écologique et ornithologique. Les populations de mammifères, amphibiens, oiseaux et insectes y sont recensées régulièrement.

A l’entrée, on traverse un jardin dallé, dessiné à la Française avec des végétaux taillés strictement, et une inmportante collection de roses anciennes. Puis, on descend sur une pelouse bordée de platebandes de bruyères où se mèlent vivaces et annuelles.

Traversant ce premier site payager, on découvre l’Arboretum Américain et l’Arboretum Extrême Oriental (Himala, Chine, Japon). Les arbres et arbustes de ces deux continents sont beaucoup plus nombreux qu’en Europe : il est important de les acclimater afin d’enrichir nos ressources forestières.

En fin de parcours, on découvre enfin un potager, où sont élevés les différents arbres et arbustes nés à l’Arboretum.

Pour plus d’informations sur l’Arboretum, cliquez ici.


Belvédère des Caillettes

Un vrai tête à tête avec la nature

Le petit matin est le moment idéal pour s’enfoncer dans la forêt et y découvrir ce gigantesque mécano de bois de 48 tonnes, composé de 220 modules assemblés en bois de chêne et pin.

Situé au cœur du massif d’Ingrannes (13500 hectares), cet ouvrage réalisé en l’an 2000, se dresse sur la colline des Caillettes, à une altitude de 170 mètres au point culminant de la forêt d’Orléans, la plus vaste de France (35000 hectares).

L’escalier d’accès est organisé en volées droites puis sinueuses sécurisées par des gardes-corps épais. Le confort des usagers est assuré par de larges marches, équipées de contremarches, dont le pas diminue au fur et à mesure de l’ascension.

150 marches plus tard et 24 mètres plus haut, on y découvre une vue imprenable sur tout le massif environnant : châtaigniers, érables, chênes, frênes, pins sylvestres et laricio de Corse… Tout en haut, sur la plate-forme supérieure, une table d’orientation vous guide dans la lecture du paysage et répond aux questions que vous vous posez sur la forêt et les espèces animales et végétales qui la composent.

 

Source : www.tourismeloiret.com


Abbaye Notre Dame de la Cour Dieu

La Cour Dieu est une ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle située sur la commune d’Ingrannes.

Dates principales de la durée du monastère de 1118 à 1791 (671 ans)

Âge d’or

  • 1118 Fondation par 12 moines venus de Cîteaux à la demande de Jean II, évêque d’Orléans
  • 1123 Charte de fondation et donations de l’évêché et du roi Louis VI dans son palais de Vitry-aux-Loges. L’abbaye est sous le régime des Abbés réguliers
  • 1147 Donations du roi Louis VII et privilèges du pape Eugène III
  • 1179 Début de la construction de l’église qui va durer 47 ans
  • 1159-1164-1169 Bulles du pape Alexandre III octroyant des privilèges
  • 1181-1203 Donations du roi Philippe-Auguste
  • 1216 Fin des travaux et dédicace de l’église consacrée à la Vierge Marie
  • 1256 Visite de Saint Louis (Louis IX)
  • 1322 Le roi Charles IV Le Bel réside à La Cour-Dieu et y confirme tous les dons antérieurs
  • 1342 Le roi Philippe VI Le Valois est le dernier roi à y résider. Octroi de droits sur la forêt

Catastrophes

  • 1348 et 1388 Épidémies de peste qui vident la région du tiers de ses habitants
  • 1337-1453 La Guerre de 100 Ans. Dévastations dues aux Anglais et compagnies pillardes
  • 1562 et 1567 Destructions et pillage des protestants

Déclin et fermeture 

  • 1538 Premier Abbé commendataire, Guillaume de Vellery
  • 1618 Accord entre l’Abbé Hotman et les moines pour le partage des revenus ou manse
  • 1690 Second accord pour le partage de la « manse abbatiale » et la « manse conventuelle »
  • 1720 Construction du Pavillon / Maison du Prieur par Maurice Berbis de Longecourt
  • 1789 L’abbaye est fermée et mise à disposition de l’État. Les vœux des moines sont dissous
  • 1791 Vente le 26 mars à M. Gentil et sa Bande, qui démolissent cloître, infirmerie, dortoir et la maison abbatiale vendus comme matériaux. Vente annulée le 6 juillet, pour fraude
  • 1793 Le nouvel acquéreur s’attaque à l’église, la privant de son toit, ses statues, son dallage et ses tombes. Meubles et objets cultuels sont ensuite vendus ou volés
  • 1800 Fin des procès devant le Conseil d’État. La Cour-Dieu est restée domaine privé depuis

Les vestiges de l’ensemble de l’abbaye ont été classés monuments historiques par arrêté du 5 septembre 2012.

De nombreuses publications ou conférences racontent son histoire ainsi que celle de la statue monumentale en marbre, de la Vierge allaitant l’Enfant, qui est maintenant conservée au musée d’Orléans.

Pour plus d’informations sur l’histoire de la Cour Dieu, cliquez ici.

Pour plus d’informations sur l’Abbaye de la Cour Dieu (Annales SAFO), cliquez ici.


Eglise Saint Médard

Vous ne pouvez pas ne pas la trouver, sa flèche élancée domine le village. En approchant vous serez surpris de la découvrir en dehors du bourg, à la limite des champs, au centre d’une vaste place, entourée par une ceinture d’arbres. L’église se dresse au milieu d’un grand espace de silence. Comme beaucoup d’églises, elle fût, jusqu’en 1920, entourée du cimetière.

La façade nous surprend : deux pignons, l’un percé d’un porche roman, l’autre d’une fenêtre gothique. Si vous faites le tour de l’édifice, vous trouvez à l’extrémité orientale, trois absides. La vue du chevet de l’église est admirable. Y a t’il une, deux, ou trois nefs ?

En terminant le tour extérieur, le mur nord nous surprend : deux vastes fenêtres, style roman, manifestement remaniées au XVIème siècle et au XIXème siècle. Mais entre les deux, on découvre les empreintes d’une fenêtre bien plus ancienne (murée lors d’une restauration), mais dont l’encadrement soigneusement conservé, révèle son origine « pré-romane ».

Etapes de la construction

En entrant vous découvrez une longue nef formée de trois travées, coupée par un transept, prolongée par le choeur et une abside. L’eglise possède un seul bas-côté au sud. Celui-ci fût édifié au XII-XIIIème siècle. Il fallait agrandir l’église par suite de l’augmentation de la population. La paix capétienne avait provoqué un essor économique sous le règne de Philippe-Auguste et Saint-Louis.

Le premier édifice remonte donc au moins au XIème siècle. Une église en forme de croix (transept) a une seule nef. Son plafond est en arc plein cintré en bois. Le transept, dans la partie grande nef, est un plafond plat. Les poutres en bois, bases de la structure du clocher (bois et ardoises), s’appuient sur quatre corbeaux de pierre très moulurés.

Pour construire le bas-côté sud, il a fallu ouvrir ce mur, d’où trois grandes arches gothiques qui s’appuient sur quatre colonnes cylindriques, surmontées de chapiteaux. Le bas-côté est éclairé par trois fenêtres gothiques.

Les parties les plus remarquables

Si la nef est un mélange de roman et gothique reconstituée à travers plusieurs transformations et agrandissements, les extrémités du transept et les absides manifestent une plus grande unité. Les quatres colonnes cylindriques qui soutiennent l’arc porteur de la voûte sont surmontées de huit chapiteaux, tous différents les uns des autres, très travaillés. Il convient de les regarder tous !

Le vitrail de l’abside centrale représente SAINT-MEDARD, patron de la paroisse, celui de l’abside sud, l’IMMACULÉE CONCEPTION, celui de l’abside nord, le SACRÉ COEUR.

Une atmosphère d’intimité règne dans ces absides. Le soin apporté par les personnes chargées de l’entretien de l’église, fleurs et bougies, invite tout spécialement le visiteur à la prière.

Le mobilier

A l’entrée du choeur, l’autel néo-roman, riche en couleurs, était précédemment situé au fond de l’abside centrale, il fut avancé pour permettre la célébration face au peuple.

Le confessionnal imposant, en bois peint façon noyer, remonte à LOUIS PHILIPPE.

Deux bannières du XIXème siècle rappellent l’existence des confréries de la SAINTE VIERGE et de SAINT ÉLOI. Les fonds baptismaux remontent à LOUIS XV.

Ce qui frappe le plus en entrant dans l’église, est l’impression d’unicité. Les bancs de bois du XIXème siècle forment une seule ligne de l’allée centrale à celle du bas-côté et les boiseries, fraîchement restaurées, couvrent les murs sud et nord, créant ainsi un unique et vaste espace.

Pour terminer, soulignons couvrant le mur, les quatorze stations du chemin de la croix. Réalisation moderne : sur une croix de bois, un carré de pierre sculptée représente les seuls visages des personnages concernés : JÉSUS, MARIE, SIMON DE CYRÈNE, etc.

Il incite chacun de nous « à prendre sa croix » à la suite de notre Sauveur.

R. INGRAIN – VAL-FORÊT N°62